Ici tout commence Elsa Lunghini : “Clotilde aurait une bonne raison de quitter l’Institut…”

Ici tout commence Elsa Lunghini : “Clotilde aurait une bonne raison de quitter l’Institut…”

8 mars 2022 0 Par Sandra

Ici tout commence Elsa Lunghini : “Clotilde aurait une bonne raison de quitter l’Institut…”

Ici tout commence Elsa Lunghini : “Clotilde aurait une bonne raison de quitter l’Institut…”

Alors qu’elle a été quitté par son mari, désavouée par la direction, séparée de son fils, Clotilde Armand est fragilisée. Son avenir dans Ici tout commence est-il menacé ? Elsa Lunghini, son interprète, répond.

ELSA LUNGHINI : On y est ! Cela fait un moment que Clotilde est en «up and down», mais là, elle n’a plus de protection. Sans compter la fatigue et l’usure. Après avoir encaissé tout ce qui s’est écroulé dans sa vie, des pans de son armure sont en train de tomber. Et c’est très bien pour elle !

Et pour vous aussi, non ?

Et pour moi aussi ! Je n’aurais pas supporté de jouer un personnage qui ne soit que dans la manipulation et la colère. Ça me va parfaitement que Clotilde soit face à ses fragilités.

Est-ce le départ de son fils, Jérémy, qui lui a porté le premier coup fatal ?

Sûrement. Il y a aussi eu la révélation de son mensonge sur le fait que cet enfant n’était pas celui de Guillaume. Pour la première fois, Clotilde a été découverte et, de fait, fragilisée. Jérémy était son moteur, sa raison de se lever le matin. Elle avait mis beaucoup d’espoir dans la perspective de lui transmettre le flambeau, comme son père l’avait fait avec elle. Le jour où elle s’est rendu compte qu’elle s’était cruellement trompée en projetant sur les épaules de son fils une charge qu’elle n’aurait pas dû mettre, sa déception a été immense.

La principale adversaire de Clotilde, n’est-ce pas elle-même ?

Absolument. Ce qu’elle a vécu avec son père, cette quête de reconnaissance et cette volonté de se montrer tout le temps à la hauteur ont forgé une carapace et une dureté qui l’ont éloignée de la femme qu’elle est réellement.

Guérira-t-elle un jour de son enfance ?

On peut vivre avec ses blessures de l’enfance, on peut essayer de les comprendre, de les transcender, mais je ne crois pas que l’on puisse en guérir. Les cicatrices restent.

Autre coup dur, le départ de Guillaume pour les bras de Laëtitia. Clotilde a-t-elle vraiment cru qu’elle pourrait le reconquérir ?

Son envie de le reconquérir était surtout motivée par la vexation et la blessure narcissique. Après avoir traversé tant de difficultés, elle avait tellement misé sur son couple ! Voir Guillaume partir dans les bras d’une autre, plus jeune en l’occurrence, a violemment meurtri son ego. Sa vraie blessure est là. Je me demande si Clotilde a déjà été capable d’aimer passionnément. Son mariage a d’abord été un mariage de raison, pour faire bonne figure aux yeux d’une certaine société.

Le retour de son amant, Joachim, peut-il la sauver de l’abîme ?

À l’époque, Clotilde n’avait pas donné suite à sa relation avec Joachim pour redonner une chance à son couple et ne pas tirer un trait sur vingt ans de mariage. Leur idylle a donc un goût d’inachevé et représente un espoir au moment où, justement, elle n’est pas au meilleur de sa forme.

Si Joachim devait quitter l’Institut, pourrait-elle y rester sans lui ?

Elle le pourrait pour deux raisons : régler ses problématiques personnelles et ne pas laisser Deva, sa protégée, dans une situation particulièrement difficile.

Aurait-elle aussi une bonne raison de partir ?

Elle aurait également une très bonne raison de partir. Pour se vider la tête, essayer de prendre du recul, se reposer et envisager sa relation avec Joachim sous un meilleur jour.

À propos de départ, comment avez-vous vécu celui de Clément Rémiens ?

Je l’ai très bien compris. Clément a beaucoup donné de lui, il est très jeune et en même temps particulièrement mature. Je le trouve courageux d’avoir laissé parler ses envies et sa curiosité plutôt que de se laisser enfermer dans une forme de routine. Nous en avions pas mal discuté, c’est quelqu’un

que j’aime beaucoup. Il fera d’autres choses, peut-être même derrière la caméra car c’est un domaine qui le passionne. Je ne m’inquiète pas pour lui, il a plein de ressources et une intelligence qui lui permettra de toujours s’en sortir.

On vient de vous voir dans la série de TF1 Léo Mattéï. Le rôle de Clotilde a-t-il ouvert les imaginations vous concernant ?

Si mon personnage dans Léo Mattéï était aussi celui d’une prof froide et exigeante de prime abord, je reçois d’autres propositions totalement différentes. Le rythme de la quotidienne m’oblige à devoir en refuser certaines, mais j’ai évidemment envie d’aller explorer d’autres registres, comme je l’ai toujours fait d’ailleurs. C’est une question d’équilibre, professionnel et humain.

Et le regard du public, a-t-il changé ?

Il est plus présent, bien sûr. Avant Ici tout commence, j’étais moins exposée médiatiquement. Cela a permis à certains de me redécouvrir et à une jeune génération de faire ma connaissance, en apprenant notamment que j’étais chanteuse. Tout cela est un éternel recommencement très agréable.

Avez-vous tiré un trait définitif sur la musique ?

Pas du tout, mon envie de chanter à nouveau se fait de plus en plus présente. Pour l’heure, le temps me manque, mais un jour viendra où elle prendra le dessus. Je désire vraiment refaire des chansons, de la scène. Je n’ai pas du tout fait une croix sur la musique.

Vous pouvez continuer à me suivre sur Twitter et Facebook .