Ici tout commence : Saison 2 , les révélations de la productrice lors d’un interview

Ici tout commence : Saison 2 , les révélations de la productrice lors d’un interview

25 septembre 2021 2 Par Sandra

Ici tout commence : Saison 2 que va t’il se passer ? C’est au Festival de La Rochelle, que Sarah Farahmand la productrice d’Ici tout commence a été interviewé sur le succès de la série et la suite qui nous attend !

Ici tout commence : Saison 2

Ici tout commence : Saison 2 , les révélations de la productrice lors d’un interview

Le premier anniversaire d’Ici tout commence approche à grands pas. Quel regard portez-vous sur cette première saison ?

La productrice : Je tire un bilan assez fou. Quand on repense au développement de la série, qui s’est fait en plein confinement de mars 2020, et qu’on voit aujourd’hui le succès, on prend conscience chaque jour de la chance qu’on a.

Le bilan est vraiment hyper positif, à tous les niveaux. Le succès public bien sûr, les audiences, l’accueil critique. Mais aussi le fait que la série soit souvent citée, au-delà des articles qu’il y a sur les feuilletons quotidiens, sur les thèmes de société et les questions de genre ou de sexualité qu’elle aborde. Et puis nous sommes très fiers d’arriver à toucher tous les publics. On connaît tous, au sein de l’équipe, quelqu’un qui regarde Ici tout commence, peu importe son âge. On est ravi de toucher autant de personnes.

D’après vous, est-ce que c’est la thématique de la cuisine qui fait que des téléspectateurs qui ne s’étaient jamais intéressés aux feuilletons quotidiens auparavant soient devenus accros à Ici tout commence ?

J’ai l’impression qu’il y a un mélange entre la thématique de la cuisine et le fait qu’on ait choisi d’être dans un lieu clos et unique. C’est un risque, bien sûr, et ça le reste, même si aujourd’hui on est un peu plus rassuré qu’il y a un an (rires). Mais les personnes qui avaient peut-être des a priori sur les feuilletons quotidiens se sont certainement dit « Ah, il n’y a pas le commissariat, l’hôpital, l’école comme dans les autres quotidiennes ». Cet obstacle-là étant franchi, ils ont été davantage attirés. Et ensuite ils se sont fait happer par la force d’Ici tout commence. Je pense que c’est plutôt ça.

Et c’est sûr que d’être lancé l’an dernier, en novembre, en plein confinement et en plein couvre-feu a aidé. C’était un rendez-vous qui faisait du bien à tout le monde à cette heure-là. Et les gens sont restés accros. Et pas que puisque nous avons ensuite gagné de nouveaux téléspectateurs.

Sur cette première année d’Ici tout commence, y a-t-il une intrigue dont vous êtes particulièrement fière en tant que productrice ?

Celle que je trouve la plus emblématique c’est l’intrigue autour du secret des Delobel. Scénaristiquement elle est très riche car il y a à la fois la naissance d’une grande histoire d’amour entre Greg (Mikaël Mittelstadt) et Eliott (Nicolas Anselmo), et la révélation d’un lourd secret de famille. Je trouve cette intrigue vraiment très réussie.

Mais j’aime aussi beaucoup les arches très soap, très « vie de l’institut » qu’on a pu faire, comme les examens de fin d’année, le concours d’entrée, les histoires d’héritages, les manigances de Louis et de Teyssier. C’est du pur soap et il y avait cet a priori qu’en France on ne pouvait pas faire du pur soap. On prouve finalement le contraire et on s’amuse beaucoup dans ce registre.

Vous évoquiez les Delobel. Est-ce que vous confirmez qu’on va bientôt revoir les parents de Greg dans la série ?

C’est exact. Il va y avoir une intrigue aux alentours de fin octobre-début novembre durant laquelle ils vont avoir besoin de revenir au château.

Depuis le début de la série, c’est dans l’ADN d’Ici tout commence d’explorer le passé familial des différents élèves au fil des arches narratives et de nous présenter certains membres de leurs familles respectives. Peut-on ainsi s’attendre à découvrir prochainement les parents d’Eliott ?

On sait que c’est une forte demande à laquelle on va essayer de répondre. Je ne peux pas dire quand. Mais puisqu’il y a une demande il faut qu’on l’entretienne. Eliott mentionne peu à peu ses parents. Est-ce que ça prépare quelque chose ? Est-ce qu’il ment ? Est-ce qu’il a vraiment un traumatisme lié à ses parents ? On y réfléchit.

L’un des défis de la saison 2 a évidemment été d’apporter du sang neuf à travers les nouveaux élèves de première année, comme Ambre ou Jasmine. Comment avez-vous pensé ce renouveau ?

On a fait un grand brainstorming d’une journée avec les auteurs qui ont créé la série, Coline Assous, Othman Mahfoud, et Eric Fuhrer, ainsi que d’autres auteurs encadrants de la série. Et à chaque fois qu’on fait un brainstorming – on en fait deux par an – on procède toujours de la même manière : on balance toutes les idées qui nous passent par la tête – bonnes, mauvaises, blagues, ça ne passera jamais à 18h30 sur TF1 – et ensuite on fait un tri.

Et à partir de ça on rebondit les uns avec les autres et on réfléchit à des personnages. Soit en se disant « On a envie de traiter de tel secret », donc on va construire un personnage autour. Soit, dans le cas de Tom (Tom Darmon) par exemple, on avait envie d’avoir un influenceur cuisine qui n’a pas la légitimité théorique et universitaire, si je puis dire, et qui rejoint l’école dans le but de l’acquérir. Et qui va avoir du mal à se faire accepter. Au début on n’avait pas de secret pour lui, maintenant on est en train d’y réfléchir.

On conçoit vraiment les personnages en se posant ces deux questions : qu’est-ce qu’on n’a pas encore dans la série ? Et avec qui ce serait intéressant de lier ces nouveaux personnages ? On s’était même posé à un moment donné la question d’avoir, pourquoi pas, le frère ou la sœur d’un personnage existant parmi les nouveaux élèves. Finalement on ne l’a pas fait, mais on y reviendra peut-être en saison 3.

L’une des thématiques fortes de ce début de saison 2 c’est le polyamour, qui est abordé à travers les personnages de Solal et d’Ambre. Comment est née l’envie de parler de ce sujet ?

On a vu à quel point le personnage d’Eliott était l’une des stars de la série. Il doit beaucoup au talent de Nicolas Anselmo, mais c’est aussi parce que les gens aiment son originalité. On avait peur au début que cela ne parle qu’aux jeunes, et finalement les parents nous disent « On dirait mon fils ou ma fille, il ou elle se pose les mêmes questions ». Et donc ils sont rassurés de voir que leur enfant n’est pas bizarre puisqu’il existe aussi à la télé (rires).

Et le polyamour c’était dans la même lignée. Pour dire qu’aujourd’hui il y a de nouvelles relations amoureuses qui existent et qui ne sont pas du libertinage avec un fouet et une laisse. Car on peut vite avoir ce cliché (rires). Mais plutôt que le polyamour est une nouvelle vision de la relation amoureuse, tout simplement.

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Lorsque les personnages de Solal et d’Ambre ont été imaginés, saviez-vous déjà qu’Ambre allait venir briser le couple Maxime-Salomé ?

Absolument, c’était prévu. On a réfléchi à l’idée de révéler un secret autour de Maxime (Clément Rémiens), qui va être révélé bientôt à l’antenne. Ce qui n’est pas évident car lorsqu’on a connu Maxime dans Demain nous appartient, il était en Première au lycée. Et on a rarement fait des choses extrêmement répréhensibles à cet âge-là. Mais quand même, on va découvrir qu’il a fait un truc pas très, très élégant.

Et pour amener ce personnage d’Ambre (Claire Romain) qui va venir révéler ce secret, on ne voulait pas que quelqu’un débarque soudainement et soit épinglée comme la méchante. Il fallait qu’on se soit attaché avant à elle, qu’on lui ait construit une personnalité. Et on le sait aussi, on l’a éprouvé : quand un personnage vient juste pour servir une arche, derrière on a du mal à le garder et à le faire rebondir. Donc on a essayé de faire exister Ambre un peu avant autrement, pour créer de l’attachement avec le public et lui donner de l’épaisseur qui va aider les auteurs.

Salomé et Maxime sont-ils un peu envisagés par les auteurs comme les Chloé et Alex d’Ici tout commence, ou cette intrigue pourrait-elle sonner la fin du couple pour de bon ?

Je ne sais pas, on pourrait dire qu’Antoine (Frédéric Diefenthal) et Rose (Vanessa Demouy) sont aussi les Chloé et Alex d’Ici tout commence. Ou même Constance (Sabine Perraud) et Teyssier (Benjamin Baroche) d’ailleurs, dans un genre un peu plus tordu, mais en tout cas un couple assez infaillible et une famille assez solide mine de rien.

Ce qui est certain c’est que Maxime et Salomé (Aurélie Pons) c’est le couple principal de la série, car on l’a vu se former. Ce sont deux héros qui ont été beaucoup mis en avant. Mais ils ont 20 ans, ils n’ont pas non plus 40 ans. Est-ce qu’à 20 ans les sentiments durent éternellement ? Je ne sais pas. Et on n’a pas forcément envie de dire ça. Est-ce qu’ils peuvent se séparer et se remettre ensemble ? Est-ce qu’ils vont se rendre compte qu’ils évoluent différemment ?

On a évidemment envie d’histoires romantiques qui font rêver, mais la réalité à 20 ans c’est qu’on ne reste pas toute une vie ensemble. Et c’est un peu valable pour tous les couples. Régulièrement on se pose des questions sur chacun de nos couples. On peut se la poser pour Mehdi (Marvin Pellegrino) et Hortense (Catherine Davydzenka). Ou Marta (Sarah Fitri) et Théo (Khaled Alouach). Bon, pour Greg et Eliott, on est un peu plus mesuré car on n’a pas envie de se faire blacklister des réseaux sociaux (rires).

Mais, globalement, pour tous, on se dit régulièrement « Où en sont-ils aujourd’hui ? ». Et on n’est pas dans l’idée de tous les marier et de les voir sortir de l’institut en ayant trouvé l’amour de leur vie. Ce ne serait pas très réaliste (rires).

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Chaque année, des personnages vont terminer leurs études au sein de l’institut. Posant ainsi la question de leur avenir au sein de la série passée la troisième et dernière année d’enseignement. C’était le cas de Louis et de Théo cette année. C’était compliqué de trouver un moyen de les faire rester dans la série ?

Cette année ce n’était pas très compliqué car on en avait seulement deux, qui avaient en plus leurs parents dans la série, donc des liens familiaux qui leur donnaient une assise. Et ce sont deux personnages qu’on adore. Louis (Fabian Wolfrom), on sait à quel point c’est difficile de réussir un personnage de méchant. Il l’est, il est hyper complexe, et en même temps il est hyper touchant parce que sa quête éternelle d’un père mort c’est une quête qui est vaine. Et donc forcément émouvante.

Et Théo, je vais vous faire une petite confidence, c’est mon personnage préféré. Il a été un peu moins mis en avant. Mais dans l’intrigue de la guerre des chefs qui a été diffusée cet été je trouve qu’il a explosé. Ce garçon à fleur de peau qui a, lui aussi, de gros problèmes de reconnaissance paternelle à résoudre (rires). C’était assez naturel pour nous de les garder, il y avait encore trop de choses à raconter avec eux.

Et comme on n’avait pas de chef de restaurant, et qu’on sait que ça existe dans les écoles hôtelières, c’était un bon moyen de les garder à l’institut et dans la série. L’année prochaine ils seront plus nombreux à terminer, en théorie, leur cursus à l’institut, que ce soit Salomé, Anaïs, ou Enzo, et on est donc un peu dans le déni pour le moment (rires). On sait qu’il faut qu’on trouve une solution mais on prend chaque chose en son temps.

Que pouvez-vous révéler concernant les prochaines intrigues d’Ici tout commence ?

Les semaines à venir seront consacrées à l’arche Œil pour œil. On va voir Ambre tisser une toile autour de Maxime, qui sera une victime parfois consentante. On ne sait pas si Ambre a de vrais reproches à faire à Maxime, si elle se venge de quelque chose. Ça va prendre du temps. Et on va voir pour la première fois un Maxime assez isolé. On va donc se demander s’il est coupable et s’il est une personne moins irréprochable que ce qu’on aurait pu croire. Et la vérité sera évidemment un entre-deux.

Et après cette arche-là, on va enfin savoir qui est la mère de Naël. Il y aura une révélation autour de ça, avec de forts rebondissements. Plusieurs hypothèses vont être explorées.

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Malgré le succès de la série, un prime n’est toujours pas à l’ordre du jour ?

Non, ce n’est toujours pas d’actualité et je ne m’en porte pas plus mal en termes d’heures de sommeil (rires). Un prime c’est vraiment quelque chose de compliqué sur une quotidienne.

Sur Demain nous appartient on avait réussi à le faire en extrayant un groupe de personnages qui allait vivre une autre histoire avec des frémissements avant et quelques conséquences après. Mais on ne touchait pas vraiment à l’univers de la série. Sur Ici tout commence, ce serait vraiment très compliqué à cause de notre arène unique. Si on devait le faire au château, je ne sais pas comment on y parviendrait. Pour le moment ça ne nous paraît pas très naturel en tout cas.

Interview source d’Allociné Ici tout commence : Saison 2

Pour rappel, la série Ici tout commence passe tous les jours du lundi au vendredi à 19h10 sur TF1.

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